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Par Susan Little, Docteur Vétérinaire spécialisée en pathologie féline

Hanches sévèrement
atteintes |
Tout comme chez le chien, on peut facilement
imaginer que les races les plus touchées sont celles
dont les individus sont les plus grands ou pourvus d'une
ossature lourde, tels les persans ou les main coons.
Il est important toutefois de noter que la dysplasie
de la hanche survient dans n'importe quelle race, y compris
dans les populations félines ne subissant pas
de sélection artificielle.
Les éleveurs canin de races touchées ont
compris de longue date, l'intérêt de déterminer
au sein des lignées, les chiens les plus sûrs
pour les intégrer régulièrement à leur
programme de reproduction.
L'outil diagnostique de choix reste le cliché radiographique
qui se prend sous certaines conditions bien établies.
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( En France, pour les races de chien à risque,
la confirmation du pedigree ne peut se faire que si un depistage
radiographique de dysplasie a été effectué chez
un vétérinaire.
Il n'existe actuellement rien de tel pour les chats. NDT)
Aux Etats Unis, la radio est soumise par le biais
du Hip Dysplasia Registry de l'Orthopedic Foundation for Animals
(OFA) de l'Universitée du Missouri, à des vétérinaires
dont la spécialité est l'orthopédie. Ils
vont attribuer un stade dysplasique à l'animal examiné.
Une première évaluation peut être conduite sur de jeunes
chats, mais la notation définitive ne sera pas attribuée avant
que le sujet ait deux ans révolus.
Les éleveurs utilisent cette certification
pour choisir les meilleurs individus pour la reproduction. Depuis
peu, l'OFA accepte d'évaluer et de répertorier
les chats Main Coons pour la dysplasie.
Un autre mode de détermination a été mis
au point par l'Universitée de Pennsylvanie. C'est la méthode
PennHip.
Cette méthode met en œuvre une technique radiographique différente,
qui met en évidence le degré de laxité et de coaptation
de l'articulation.
Actuellement ce système n'est pas aussi
accessible aux éleveurs que celui de l'OFA. Certains chercheurs
de l'université de Pennsylvanie comme le Dr. Gail Smith
et le Dr. Todd Murphy, font partie des rares groupes de recherche à s'intéresser à la
dysplasie féline.
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Comme ce problème n'a été mis
en évidence que très récemment chez
le chat, la première tâche pour l'OFA comme
pour PennHip, sera d'établir un standard permettant
de déterminer la norme en matière de hanche
de chat.
C'est seulement en sachant ce qu'est la
norme, que des experts pourront établir si un individu
présente ou non une anomalie.
Qu'en est-il du traitement pour les chats
atteints ? Comme nous l'avons évoqué plus
haut, beaucoup des chats présentant une dysplasie
n'en éprouvent aucune gêne.
Pour les chats dont on sait qu'ils en sont
affectés et qui présenteraient un excès
de poids, on conseille un régime pour soulager l'articulation
et éviter l'apparition de symptômes cliniques.
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Hanches légèrement atteintes
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Pour ceux qui souffrent de douleurs et de boîterie
liées à une dysplasie établie, il existe
plusieurs traitements.
Les vétérinaires préscrivent des anti-inflammatoires associés à des
antalgiques ainsi qu'à des suppléments alimentaires pour aider
l'articulation à se réparer.
Restreindre l'exercice de l'animal, comme par
exemple limiter l'accès à l'exterieur ou interdire
les endroits en hauteur pour empêcher les sauts, peut entraîner
une amélioration.
Pour les chats dont la dysplasie entraînerait
un handicap trop important, la chirurgie s'impose.
Elle consiste à supprimer la tête fémorale qui ne joue
plus son rôle articulaire et dont la friction anormale avec le bassin
est à l'origine de douleurs et d'arthrose.
Une fois sa convalescence terminée, cette
opération chirurgicale permet à l'animal de retrouver
toute sa capacité à se déplacer sans l'inconfort
et la douleur qu'il éprouvait auparavant, l'articulation
defaillante étant entièrement compensée
par la musculature.
Bibliographie
:
1. Cargill J. Hip dysplasia in Maine
Coons. The Scratch Sheet, March 1998, pp 18-21.
2. Dohrmann H. Having OFA check your cat's hips. The Scratch Sheet, March 1998,
pp. 21-22.
3. Schrader SC and Sherding RG. Disorders of the skeletal system in Sherding
RG (editor): The Cat: diseases and clinical management, second edition, WB
Saunders, Philadelphia, 1994, p. 1608
4. Smith GK et al. Patellar luxation and hip dysplasia in a group of cats.
Proceedings of the First International Feline Genetic Disease Conference, Philadelphia,
June 1998.
5. Murphy T. Feline hip dysplasia - how to deal with it. Maine Coon International
14:2, 1998
6. Keller GG and Corley EA. Hip dysplasia: Orthopedic Foundation for Animals
data on the Maine Coon cat. The Scratch Sheet, Summer, 1996.
Traduit par Marion
Fouéré avec l'aimable autorisation du Winn
Feline Foundation 
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